Délocalisé cette année à Lubumbashi, le Festival Amani peine à retrouver l’engouement qui fait habituellement sa renommée à Goma, son berceau historique.
En cause notamment : un déplacement qui n’a pas mobilisé l’ensemble de ses fidèles, en particulier les bénévoles, piliers de l’organisation, dont une grande partie n’a pas effectué le voyage. Un contexte qui a visiblement influencé l’atmosphère générale des premières journées.
Malgré ces contraintes, l’essence du festival demeure. À travers les différentes prestations et prises de parole, le message de paix et de vivre-ensemble continue d’être porté, dans une région où ces valeurs conservent une résonance particulière.
Sur scène, plusieurs figures majeures de la musique congolaise et africaine se sont succédé, parmi lesquelles Youssoupha, Ferre Gola et RJ Kanierra. Si les prestations ont été globalement bien maîtrisées, le public, lui, s’est montré plus réservé, notamment lors des deux premières soirées.
Une tendance qui pourrait évoluer à l’occasion de la clôture du festival, marquée par la prestation attendue de Innoss’B. Les organisateurs espèrent ainsi une montée en intensité pour conclure cette édition particulière.
Entre adaptation logistique et fidélité à son message, le Festival Amani 2026 illustre les défis d’un événement culturel en déplacement, tout en réaffirmant sa vocation première : faire de la musique un vecteur de cohésion sociale
Rédaction Dream Congo