En République démocratique du Congo, les arrestations et détentions arbitraires de jeunes entrepreneurs constituent une menace directe pour l’entrepreneuriat, l’emploi des jeunes et la stabilité économique. Le cas de Didier Ilaani Nangaa, jeune entrepreneur détenu sans procédure judiciaire régulière par l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) à Isiro, illustre une situation préoccupante aux lourdes conséquences économiques.

Un entrepreneur engagé dans des secteurs clés
Didier Ilaani Nangaa est un jeune entrepreneur congolais actif dans des secteurs stratégiques de l’économie nationale, notamment :
• le secteur minier,
• l’agrobusiness,
• le transport.
Ses activités contribuent à la création d’emplois pour de nombreux jeunes, particulièrement dans le Haut-Uélé, où les opportunités économiques restent limitées. Sa détention entraîne le ralentissement, voire l’arrêt, de plusieurs activités économiques, exposant des dizaines de jeunes travailleurs au chômage et à la précarité.
L’arbitraire sécuritaire, un frein à l’initiative privée
L’arrestation d’un entrepreneur sans mandat ni décision judiciaire crée un climat d’insécurité juridique qui affecte l’ensemble des jeunes entrepreneurs. Elle affaiblit la confiance dans l’environnement des affaires, décourage l’investissement local et pousse certains porteurs de projets à renoncer à entreprendre ou à quitter le pays.
Dans un contexte où l’État appelle la jeunesse à créer des emplois et à investir localement, ces pratiques apparaissent comme contradictoires et contre-productives pour l’économie nationale.
Appel à l’implication de la FEC
Face à cette situation, la jeunesse et plusieurs acteurs économiques demandent l’implication de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), en tant que principale organisation patronale du pays, afin qu’elle s’intéresse à ce dossier et joue son rôle de défenseur des entrepreneurs et de l’environnement des affaires.
Ils sollicitent l’intervention de la FEC auprès des autorités compétentes pour :
• plaider en faveur du respect de la sécurité juridique des entrepreneurs ;
• défendre les emplois menacés par la détention arbitraire d’acteurs économiques ;
• contribuer à la préservation d’un climat des affaires stable et prévisible.
Un impact économique aux conséquences multiples
Les arrestations arbitraires d’entrepreneurs entraînent :
• la suspension des investissements,
• la perturbation des chaînes économiques locales,
• la perte de revenus pour les travailleurs,
• la baisse des recettes fiscales,
• l’aggravation du chômage des jeunes.
Dans le cas présent, plusieurs familles dépendantes des activités de Didier Ilaani Nangaa subissent déjà les effets de cette situation.
Un contexte aggravé par des condamnations à mort
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de pressions exercées sur la famille Nangaa, dont quatre (4) membres ont été condamnés à mort par le régime, à l’issue de procédures contestées. Cette situation renforce l’inquiétude des opérateurs économiques quant à la prévisibilité du cadre juridique et judiciaire en RDC.
Appel aux autorités et à la communauté internationale
La famille Nangaa appelle :
• les autorités congolaises, à garantir le respect de l’État de droit ;
• la FEC, à s’impliquer pour la défense de l’entrepreneuriat national ;
• la communauté internationale et les partenaires économiques, à rester attentifs à une situation qui affecte directement l’économie congolaise.
Ils demandent :
• la libération immédiate de Didier Ilaani Nangaa ou sa présentation devant un juge compétent ;
• la fin des arrestations arbitraires visant des entrepreneurs ;
• la protection effective de l’entrepreneuriat des jeunes, pilier du développement économique.
Protéger les entrepreneurs, c’est protéger l’emploi, la jeunesse et l’avenir économique de la RDC.